amelievacher

Film du projet

Voici le film réalisé à l'issue de notre projet. Bon visionnage !

Projet interdisciplinaire en lien avec l'objectif 2 des Objectifs de Développement Durable 2030

 

 

Reporters en herbe : le projet Bâtisseurs d'une autre classe de CM1 de l'école Saint-Exupéry

"Leur projet Bâtisseurs de possibles, c'est d'arrêter que les enfants soient seuls pendant les récréations.

Ils ont fait passer un questionnaire dans les classes pour savoir si on se sentait seul à la récré.

Ils ont voulu installer une boîte à livres. Ils ont donc appelé le maire de Langon, lui ont expliqué leur projet et ils ont demandé si des personnes qui travaillaient à la mairie pouvaient les aider. 

Les techniciens des services municipaux ont fabriqué la boîte à livres de la cour.

Maintenant les enfants empruntent des livres, les gardent mais ne les échangent pas contre d'autres livres.

Ils aimeraient mettre d'autres jeux en place mais ils réfléchissent."

Matio, Marco et Laly, classe d'Amélie Vacher, CM1 école Saint-Exupéry

Comment occuper les enfants qui se retrouvent seuls pendant la récréation ?

La classe de CM1 de Mme Louvet à l'école Saint Exupéry à Langon a travaillé sur l'isolement des enfants pendant la récréation en leur proposant des activités.

Remerciements

Ce projet n'aurait pas pu se réaliser sans l'aide de nombreuses personnes à qui nous aimerions rendre hommage.

Un GRAND MERCI à :

  • la mairie de Langon pour la mise à disposition de la parcelle cultivable, 
  • l'association "Les Jardins Familiaux" de Langon et son président, Mr Paniagua, pour avoir accepté de s'adapter au projet des élèves en créant une parcelle partagée non spécifique à une seule famille,
  • aux trois familles volontaires pour partager ce jardin,
  • à Monsieur Pétrou, retraité, jardinier du potager qui a passé plus de deux heures à retourner notre terre pour préparer la parcelle,
  • aux autres jardiniers dont nous ne connaissons pas le nom pour nous avoir donné des choux-fleurs, citrouilles, tomates et autres légumes,
  • aux familles présentes les week-ends et mercredis avec les motobineuses et motoculteurs pour nous avoir aidé à préparer cette terre si dure au départ : familles Pouye, Doray, Flament, Gambus, Bonnin Limousin, Pujos, Labat... Merci aux parents, grands-parents, frères et soeurs venus donner un coup de main, rateau, bêche... !
  • au magasin Point Vert de Langon pour avoir contribué à notre projet en nous offrant un chèque cadeau de 50€,
  • aux adultes présents le jour de plantation des cultures : familles et AVS. Merci pour avoir transporté les outils, pour tous les conseils dont nous avons bénéficié et pour avoir accompagné les enfants dans leurs premières cultures,
  • aux élèves des classes d'ULIS de Benjamin Dallez et de CM1 d'Amélie Vacher pour leur motivation, leur engagement, leur capacité de coopération, leur ténacité et leur créativité face aux difficultés, pour leur humanisme et leur volonté de contribuer à rendre le monde meilleur.

"Il n'y a pas d'âge pour changer le monde",

les enfants adorent cette phrase.

Qu'elle soit longtemps source d'inspiration pour tous :) 

A notre tour de jouer !

Nous avons planté des légumes et des fruits : melons, fraises, tomates, haricots, concombres. Le monsieur nous a donné des conseils pour le potager. Le magasin point vert nous a donné 50€ pour les légumes et les outils. Nous avons donné le potager aux familles. Les élèves de la classe d’Ulis nous ont aidés pour notre projet Bâtisseurs de possibles.    

kérane

 

On a planté beaucoup des légumes comme des courgettes, des tomates, des fraises...

Nous avons pique- niqué à côté des bois et nous avons beaucoup travaillé !

Il faisait très chaud, nous remercions beaucoup les personnes qui ont retourné la terre avec une chaleur pas possible, bien-sûr avec le motoculteur et en plus pendant 3 heures !!! On a bien travaillé, même avec une chaleur pas possible.

C’est trop COOL de faire un potager familial !!!

Emmy,Jade

Mardi 16 mai 2017, nous sommes allés au jardin familiaux pour planter les graines que nous avons ramenées de chez nous. Nous nous sommes répartis les tâches en plusieurs groupes.

Les élèves d’Ulis nous ont rejoint pour nous aider. Nous avons appris que les oignons se plantaient la pointe du germes vers le haut. Une maman nous a conseillé de planter nos graines et plants horizontalement à cause de la direction du soleil. Nous avons aimé planter, des graines. C’était amusant. Nous avons pique-niqué. Le repas était trop bon.

Mercredi 22 mai 2017 nous avions donné RDV dans la classe aux familles à qui nous allions donner le potager. Nous leurs avons expliqué le fonctionnement du potager et remis les trousses de secours et les chartes de bon fonctionnement. Elles nous ont dit qu’elles s'occuperaient bien du potager.

(Roxane, Lena et Laly)

Il y a 4 semaines, nous sommes allés au jardins familiaux et nous avons planté nos premiers semis. Nous avons appris que les choux-fleurs doivent avoir de l’espace pour se développer. Nous avons aimé travailler tous ensemble ! Nous avons préparé le potager pour les familles et nous leurs avons donné le potager il y a 2 semaines.       

Ce qui nous a marqué : de leur avoir donné, d’avoir planté les légumes et d’avoir terminé le projet !

Merci d’avoir lu notre blog.

Shéryl,Tristan, Titouan.

               

 

Passer à l'action : objectif #potagerpartagé

Cette étape est une étape critique mais essentielle. C'est le moment pour la classe de confronter "à la vraie vie", tout ce que les élèves ont imaginé, planifié ensemble depuis leurs réflexions individuelles jusqu'aux présentations collectives des travaux de groupe. Est-ce que le projet est réellement faisable en l'état ? Des aménagements doivent-ils être pris en compte ? Comment peut-on s'adapter ? Faut-il faire machine arrière pour repenser une partie du projet avant de poursuivre ?

 

Chaque partie de chaque étape a été partagée entre des élèves volontaires selon les thèmes qui leur plaisaient le plus.

  • Le groupe "informer et choisir les familles" s'est occupé de réfléchir à comment informer les familles : il ne fallait pas trop de familles intéressées à cause de la taille de notre parcelle (170 m²) mais nous voulions proposer cette idée de potager partagé à plusieurs familles quand même pour les aider à mieux se nourrir tout en développant des liens de coopération et d'entraide qui nous tenaient à coeur. Après de nombreuses discussions, nous avons abandonné l'idée de "familles en difficulté" pour nous concentrer sur des "familles n'ayant pas de potager" et choisi, pour donner du sens et une continuité au projet, de commencer par proposer aux familles de notre classe. Le groupe a rédigé un mot à faire passer dans le cahier de liaison puis devant le fait qu'une seule unique famille était intéressée, les enfants en ont fait passer un autre aux classes Bâtisseurs de l'école. Finalement, ce sont trois familles de notre classe qui ont accepté partager un potager. 

Cela peut sembler bien peu par rapport à l'investissement des enfants dans le projet mais cette démarche est importante : c'est la première fois qu'un potager partagé est mis en place à Langon, les autres parcelles étant attribuées par famille. Ce qui est important aussi, c'est que des enfants de 9 ans prennent en considération le bien-être et le "mieux-manger" d'autres personnes, qu'ils apprennent à la fois la notion de responsabilité et de possibilité d'action, à tout âge de la vie. Une des questions centrales qui a longtemps occupé les esprits des élèves était "mais comment partager équitablement les légumes ? Devons-nous partager la parcelle en trois et en donner une à chaque famille pour qu'elle choisisse ce qu'elle cultive ou bien laisser aux familles une parcelle entière qu'elles cultiveront ensemble et dont elles se partageront les légumes ?" Comme les élèves n'arrivaient pas à se décider, nous avons laissé ces questions de côté et c'est finalement l'action qui aura eu raison de notre décision : les enfants voulaient planter de tout partout, à charge aux familles d'accorder ensuite leurs goûts !

  • Deux groupes "choix des légumes" ont vu le jour pour faire des recherches dans les livres et sur internet sur ce qui pouvait se planter aux mois d'avril et mai. Ces deux groupes ont établi des listes de légumes auxquels ils pensaient avant de vérifier la faisabilité de leurs choix. Ils se sont ensuite mis d'accord ensemble pour proposer une liste de légumes et fruits à la classe.

  • Le groupe "récolte de graines" a préparé et fait passer un mot aux familles de la classe. Nous avons récolté de nombreuses graines et quelques plants. Certaines familles sont même allées en acheter exprès pour participer à notre projet.
  • Le groupe "récolte d'outils" a été abandonné car nous avons demandé des outils au moment où nous avons prévenu les familles. Ce groupe a préparé les petits panneaux avec le nom des légumes prévus.

Dans le même temps, d'autres groupes ont travaillé sur la réalisation d'une charte de fonctionnement qu'ils voulaient coopératif et sur une trousse de secours que les enfants souhaitaient offrir aux familles "en cas de blessure" : pansements, bandagages, pince à épiler (pour les échardes), désinfectant, gants et pommade pour les piqûres !

 

L'étape "retourner la terre" a réservé quelques surprises. Le président de l'association des "Jardins familiaux" nous avait prévenus que notre parcelle n'avait pas été travaillée depuis longtemps... 

Quelques jours de travail hors temps scolaire ont donc été nécessaire pour mener à bien cette opération de préparation avant que les enfants ne puissent prendre le relai : motobineuses, motoculteurs, bêches, rateaux aux mains de parents, enfants, grands-parents, enseignante et même jardiniers du potager, tous sont venus prêter main forte pour le projet des enfants se réalise (la partie "soutien" sera développée un peu plus tard). D'ailleurs, la partie "délimiter les parcelles" a été réalisée pendant ce temps et non en étape 5 comme prévu initialement.

Puis est venu le temps de cultiver "notre" parcelle : journée pique-nique prévue avec la classe d'Ulis, un relai de près de 10 adultes (AVS, familles, enseignants) pour aider pour les 37 enfants, une voiture pour charger le matériel et les sacs puis une randonnée de 30 minutes en bord de Garonne qui nous a permis d'assister au déplacement d'un réacteur de l'A380 d'Airbus dont les hangars sont près des jardins.

Il faisait chaud, dès 10h du matin, la météo annonçait près de 30 degrés pour l'après-midi, nous avions tout intérêt à nous montrer efficaces rapidement. Chaque adulte "expert" a conseillé les adutes "novices" pour les plantations et chacun a encadré un groupe d'environ 5 enfants sur une tâche spécifique : "Qui veut planter  les betteraves ? Les tomates ? Les oignons ?..." Les enfants, pieds nus pour ne pas abîmer les chaussures, se sont investis avec plaisir et énergie dans ces plantations. Ils ont creusé les sillons (pas forcément au cordeau, ce qui laisse de jolies traces de rangs courbes pour les tomates !!) ou creusé des trous pour les plants, ont précautionneusement manipulé graines et plants, les ont mis en terre, recouverts au rateau puis arrosés... avant de passer à d'autres légumes !

Bien sûr est arrivé un moment où il restait, sur la parcelle, plus d'adultes que d'enfants, ceux-ci étant partis boire et n'étant jamais revenus... Il faut comprendre, il faisait très chaud !! Après un rappel collectif sur l'heure, la chaleur qui devenait de plus en plus intense et le partage du pique-nique en suivant, de valeureux enfants se sont relevés pour venir terminer les cultures.

Et le pique-nique !

 

A la suite de cette agréable journée, le projet s'est poursuivi de manière assez intense afin que les familles puissent bénéficier du jardin rapidement : il fallait désormais penser à l'arrosage du potager.

Quelques étapes du plan d'organisation n'auront pas vu le jour : la classe a décidé unanimement d'abandonner l'idée d'un livret de conseils pour les plantations car ces conseils sont donnés au dos des sachets de graines et nous n'avions plus assez de temps pour nous en occuper. L'étape "rencontre avec les familles et visite" s'est, elle, effectuée naturellement en accompagnant les élèves au moment de la préparation de la terre et le jour des plantations.

Une étape de "retour sur projet" permettra de mieux se rendre compte du travail effectué et du sens des opérations !

 

Etape 3 : Réaliser notre action

 

 

Nous avons fait 30 minutes de route à pieds pour aller aux jardins familiaux. Nous avons revu le président de l'association (Serge Paniagua). Il nous a fait une visite guidée et nous a posé des questions. Ensuite, nous lui avons posé celles nous avions préparées en classe.

Nous avons appris que les retraités qui avaient des parcelles de terre travaillaient en s’entraidant. Ils accueillent aussi des adolescents en difficulté.

Nous avons aussi appris qu’il y avait des plantes qui aimaient le soleil et d’autres qui ne l’aimaient pas trop.

Serge nous a montré un bout de terrain qu’on pourrait utiliser pour notre projet Bâtisseurs de possibles (idée de potager collectif, objectif 2 de développement durable de 2030).

Nous avons rencontrés des personnes âgées très sympathiques et vu de beaux jardins.

Nous avons aussi appris qu’il fallait retourner la terre puis mettre des graines dans un petit pot, avant d'enlever le plant deux semaines plus tard pour le mettre dans la terre.

Serge a revu maîtresse et lui a dit que l’on avait une terre pour notre projet Bâtisseurs, quand maîtresse nous a dit ça, nous étions ravis !!

Nous partageons notre travail  avec une autre classe de l’école (la classe d’ULIS). En ce moment, en classe nous nous sommes répartis les tâches en plusieurs groupes: un groupe qui cherche sur des tablettes quelles plantes se plantent en ce moment, un autre qui réfléchit à rencontrer les familles et un autre qui s’occupe de faire la charte pour le jardin.

Laly et Roxane, CM1

 

On est allés voir Serge pour connaître mieux les plantes et voir les potagers.

Avant d’aller aux Jardins Familiaux, on a réfléchi à des questions et après on lui a posé.

On a appris que certains fruits poussaient à une saison précise. On est rentrés dans une serre et on a vu un petit ruisseau.

Le problème, c’est que c’est trop loin de l'école et que nous ne pouvons pas y aller tous les jours. Même qu’avant, on en avait parlé à notre remplaçant et il nous avait découragés dans ce projet mais après on en a parlé à notre maîtresse qui nous a encouragés et on a continué notre idée.

Matio, Alassane CM1

 

Les jardins familiaux sont très intéressants et coopératifs pour apprendre à jardiner. On a vu un jardin super beau fait par une personne très forte en jardinage.

J’ai adoré voir les légumes pousser. Le jardinage, c’est super !

Après la visite des jardins familiaux, nous avons reçu les élèves d’ULIS dans notre classe et nous avons fait des votes pour savoir ce qu’on fait, comment on aménage la parcelle.                                                                                          

Notre potager collectif va servir à aider les habitants de Langon qui ont besoin de mieux manger.

Nous avons appris qu’il faut beaucoup de patience pour faire un potager collectif.

Sandro et Manon, CM1.


Voici la parcelle que l'association a mis à notre disposition pour notre projet !

Vers un potager partagé à Langon

Pour leur idée de potager partagé, les élèves de la classe ont contacté la mairie pour information. Elle leur a donné les coordonnées de l’association qui gère la terre mise à disposition par la municipalité. Les enfants ont ensuite appelé le président de l’association "Les jardins familiaux " pour demander une rencontre qui leur permettrait d'en savoir plus. Une première rencontre s'est effectuée à l'école le 15 mars 2017.

Les enfants ont appris :

  • que leur idée existe déjà : la mairie prête une terre à cultiver sur les bords de Garonne près du Parc des Vergers.
  • Qui l’utilise ? Des retraités, l’ITEP de Langon, quelques familles.
  • Il pourrait y avoir un souci de temps : à la fois pour le trajet et la culture des légumes sur temps scolaire.

Suite à cette courte entrevue, l'idée de potager collectif a été reprécisée. 

IDEE D’ACTION DE LA CLASSE : principes

  1. Ouvrir un jardin potager collectif à des volontaires mais plus particulièrement à des familles dans le besoin qui produiraient une partie de leurs légumes.
  2. Ce potager aurait un fonctionnement coopératif : les tâches seraient partagées entre les familles. 
  3. Les enfants souhaitent réaliser des outils méthodologiques pour les aider :
  • une charte d’utilisation du potager (fonctionnement coopératif, partage, échanges…)
  • un calendrier : “Il faut faire ça. Qui peut le faire ?”
  • un livret avec des conseils pour l'utilisation de l’eau et des conseils pour les plantes “pour ne pas qu’ils ratent tout”.
  • Les enfants souhaitent aménager un coin rangement avec une pancarte "Petits Princes" (intitulé à repréciser).
  • Les enfants pensent fournir une trousse de secours en cas de blessure.

       4. Les enfants aimeraient participer à la préparation de la terre et observer l'évolution du jardin dans le temps.

Se pose, pour la classe, la question du partage équitable des légumes récoltés, comment faire ?

  • une liste des légumes pris ?
  • un système d'échanges entre les familles ?

La classe se rendra bientôt sur le lieu des potagers collectifs et rencontreront de nouveau M. Paniagua, président de l'association pour "prototyper" leur idée.

 

Etape 2 : imaginer une/des solution(s) (2)

BILAN des brainstormings et choix des actions

 

Discussion autour du don d’organe et des lois régissant ces dons : sujet trop difficile et non pertinent. Ecarté par le groupe.

Discussion autour des déchets : le groupe propose des équipes de nettoyeurs de cour (punis ou volontaires) en incluant le temps de la garderie pendant lequel beaucoup de papiers sont jetés par terre > il est décidé que cela sera à l’ordre du jour du conseil des délégués de l’école mais non le sujet d’un projet Bâtisseurs de possibles.

Discussion autour de la faim : Pourquoi l’argent existe ?

  • Echange/troc “Mon artichaut contre une tomate”
  • Potager : demander à la mairie de prêter / donner une terre : risque de vol. Ca pourrait être tout le monde qui pourrait cultiver et récolter. Problème de place si beaucoup de monde intéressé ? Besoin d’avoir des légumes tout le temps, les légumes, ça met du temps à pousser. Quand on se sert, il faut trouver une solution. Donner un calendrier avec les fruits/légumes de saison.
  • Récolte de graines : en échange de prendre les légumes et fruits.
  • Type AMAP : récolter puis donner à des personnes inscrites. On leur distribue.
  • Mettre des outils à disposition pour que les gens puissent cultiver les légumes.
  • Cultiver pour avoir ses propres légumes.
  • Si j’ai une tomate et que je veux une courge alors je donne ma tomate et prends la courge.
  • On pourrait faire des potagers  partagés avec des rôles et le partage des légumes.

Plusieurs possibilités :

  • Soit la classe cultive et partage les légumes : non
  • La classe veut-elle cultiver ?  : oui
  • Soit la classe organise le fonctionnement d’un potager collectif (18) : pour éviter le vol, la jalousie,
  • Un petit carré individuel (9): risque de vol ? Avec les mêmes graines pour éviter les jalousies. Cela devient lassant d’avoir toujours les mêmes légumes. Base : mêmes graines + un type de graine. Problème : on ne peut pas choisir le nombre de fruits donc jalousie quand même.

Discussion autour de la pauvreté :

  • Vide-grenier sur base d’échanges : récupérer les objets neufs mais que l’on n’aime pas pour les échanger.
  • Magasin réservé au pauvres avec des produits moins chers : “On ne sait pas s’ils sont pauvres”. Problème de cibler une population, ils peuvent être moqués et se sentir mal à l’aise.

Discussion inégalités filles / garçons :

  • On fait une vidéo sur l’égalité filles/garçons et on la publie sur twitter et sur notre blog. L'idée serait “Vous en avez assez de voir ça ?...” On pourrait créer de nouveaux vêtements pour les poupées en jouant sur les stéréotypes. Mettre des costumes de fées aux garçons et des armures aux filles. Cela peut peut-être influencer les grandes personnes. Créer un tutoriel. Fusionner les jouets pour ne pas les acheter mais les créer. 
  • Demander aux magasins de changer leurs pancartes filles/garçons (pour tout le monde). Souvent il y a des rayons mixtes. Mc Do “jouet fille ? garçon ?” / Jouéclub. Idée abandonnée : les enfants trouvent ça difficile et pensent que leur action ne sera pas utile à cause de l’influence “d’avant”. Il faudrait changer la couleur des jouets, l’organisation des rayons, changer les jouets (exemple d’une Barbie en armure), créer des jouets (“Il existe un site où l’on peut créer des jouets”).
  • Récolter des jouets et échanger son jouet entre filles, garçons : action de classe.
  • Inventer des jeux où les filles et les garçons seraient égaux. Faire des jeux mixtes comme le loup : idée abandonnée.

Bilan :

Les enfants ont décidé, par vote, de conserver deux projets d'action :

  • l'idée d'un potager partagé avec récolte de graines et possibilité de troc entre les cultivateurs en ouvrant le potager à tout le monde pour améliorer la nourriture de tous. 

  • l'idée d'une vidéo humoristique jouant avec les stéréotypes filles/garçons pour sensibiliser enfants et parents au fait que tout le monde a le droit de choisir ses jeux, ses habits, ses activités.

Etape 2 : Imaginer une/des solution(s)

Cette année, nous avons choisi de conserver toutes les préoccupations identifiées lors de l'étape 1 pour rechercher des solutions et finalement mettre en oeuvre l'action qui nous paraîtrait la plus pertinente. L'avantage de ce choix est qu'il nous laisse du temps pour réfléchir aux problèmes et aux solutions possibles. Il n'y a pas de réel inconvénient à part que nous retardons le choix définitif d'une solution et que l'exercice nous demande encore plus de créativité !

Nous avons procédé à un brainstorming par petits groupes (les élèves ont choisi sur quel thème ils souhaitaient travailler) puis nous avons échangé nos idées lors d'une mise en commun collective.

La recherche a été guidée pour être efficace, il nous a fallu : 

  • Cibler / préciser le problème (Qu’est-ce qui est important ? Sur quoi voulez-vous agir concrètement ?)
  • Avoir une idée d’action en lien.
  • Répondre aux questions : quoi ? qui ? pour qui ? où ?

Voici les premières idées de solutions avec présentation à la classe et discussion :

  1. Faim : mettre une terre à cultiver à disposition et faire une récolte de graines. Langon.
  2. Inégalités filles / garçons : Aller dans les magasins et demander à faire modifier les pancartes “filles” “garçon”. Essayer plusieurs magasins. Les garçons et les filles ne jouent pas ensemble. Solution : se parler.

       3. Don d’organes : construire une charrette, la conduire de Langon jusqu’à Paris, les gens mettront de l’argent pour les dons d’organe. Donner de l’argent à ceux qui donnent des organes ou aux hôpitaux pour acheter des machines.

Remarques de la classe :

  • Les gens n’ont pas besoin d’argent mais d’organes ! Réponse : On ne peut pas s’ouvrir le ventre pour donner des organes.
  • Comment allez-vous faire pour aller avec la charrette jusqu’à Paris ? Réponse : en la tirant.
  • Rapport argent / dons d’organe ? Réponse : Pour que les gens qui attendent un organe puissent payer les organes. 
  • Pourquoi aller à Paris plutôt que dans des villes tout près ? Vos parents vont s’inquiéter ! Réponse : On va leur dire.
  • Vous allez dormir où ? Dans la charrette ???

       4. Déchets : être présent dans un lieu et demander aux gens de ramasser les papiers. Langon.

Questions soulevées :

  • Est-ce que les gens vont bien réagir ? Réponse “On va leur demander gentiment !”.
  • “Oui mais s’ils sont méchants”. S’ils ne veulent pas, c’est nous qui ramassons les papiers pour les jeter à la poubelle. 
  • "Les adultes ne vont pas forcément prendre des enfants au sérieux !”.

 

Une deuxième séance de brainstorming a été organisée pour amener davantage d'idées. Voici les idées.

Faim :

  • Faire un mini-potager.
  • Demander à la mairie de cultiver une terre.
  • On récolte de l’argent, on le donne à des pauvres et comme ça ils auront de la nourriture.
  • On fait une "chasse à la nourriture". Tout le monde aura quelque chose mais le gagnant aura un truc bon.

Problème des inégalités filles / garçons :

  • Faire des jeux mixtes comme le loup.
  • On fait une vidéo sur l’égalité filles/garçons et on la publie sur twitter et sur notre blog.
  • Demander aux magasins de changer leurs pancartes filles/garçons (pour tout le monde).

Don d’organes :

  • Faire des animations.
  • Faire une publicité.
  • On explique aux gens que d’autres meurent parce qu’ils ne donnent pas leurs organes. On écrit sur des pancartes.

Déchets :

  • Faire jeter les déchets à la poubelle.