Emilie Gouin

L'heure du bilan!

Etape 4: Partager

 

Le bilan des élèves:

Les élèves ont utilisé l'outil proposé par bâtisseurs de possibles (bilan tête coeur main) pour faire le bilan de ce projet.

Ils ont d'abord chacun fait leur bilan écrit personnel. Puis, nous avons regroupé les opinions de tous.

Ce qui ressort c'est l'envie de recommencer!

Les élèves ont eu la bonne surprise de recevoir à l'école une carte de remerciements du service social de la mairie!

Le bilan de l'enseignante:

Je ne regrette pas d'avoir participé à un projet bâtisseurs de possibles car cela a été très enrichissant pour mes élèves et moi: merci à ma collègue Amélie Vacher!

J'avais beaucoup de craintes concernant leurs idées mais les élèves en ont! Conclusion: je dois leur faire encore plus confiance!

Cela m'a donné une occasion supplémentaire de les rendre acteurs et donc d'être en retrait.

Le projet a été motivant pour les élèves: ils ont travailler de nombreuses compétences d'une autre manière (langage oral et écrit, EMC..).

L'action a contribué à une bonne ambiance de classe.

Elle va marquer leur vécu d'élève.

Je me suis sentie guidée, conseillée et aidée tout au long: merci l'équipe et Katarina!

J'ai progressé dans ma pratique de l'informatique.

J'ai beaucoup apprécié le travail en partenariat école-mairie: merci à Mme Duprat pour son enthousiasme, sa réactivité et son aide au près des élèves!

Action!

Etape 3: "Réalisons la solution"

Pour être plus efficaces, nous nous sommes répartis le travail en plusieurs groupes:

  • un groupe a préparé le texte d'explication de notre projet aux autres classes de l'école

  • un groupe a rédigé le mot de demande d'aide aux familles

  • un groupe a préparé des affiches pour différents lieux de l'école: entrées, cour, cantine...

  • un autre celles pour afficher dans les classes

Chacun a travaillé dans la "mission" qu'il préférait. Chaque groupe a présenté son travail aux autres pour validation, avis ou améliorations.

 

A la fin de cette étape, nous avons compté les dons, listé les volontaires et appelé la mairie. Mme Duprat est revenue à l'école avec le service technique pour emporter notre récolte. Il y avait aussi un journaliste de la commune et du journal local.

 

Imaginons, discutons et découvrons un partenaire: notre mairie!

Etape 2: "Imaginons une solution à notre problème"

Par groupe de 4 ou 5 nous avons réfléchi à des idées de solutions pour que les sans abris n'aient pas froid.

Nous avons trié et regroupé nos solutions. Nous avons éliminé les idées qui ne répondaient pas au problème que nous avions choisi (santé, éducation, faim) pour ne pas nous "éparpiller".

Nous nous sommes dit que pour certaines de nos idées il nous faudrait l'aide de la mairie.

Nous avons donc trié nos idées entre celles que nous pourrions réaliser seuls et celles où nous aurions besoin d'aide (nous avons pensé au maire, à la mairie).

Durant la classe, un vendredi de début janvier, nous avons donc téléphoné à la mairie. Nous nous sommes présentés et avons expliqué notre projet. La personne de l'accueil nous a passé le service des affaires sociales et familiales de notre commune. C'est l'adjointe au maire, Mme Duprat, qui nous a alors parlé et félicité de notre envie d'être solidaires!

Elle nous a proposé de venir dans la classe pour répondre à nos questions le jeudi après midi suivant.

Lorsqu'elle est venue avec son assistante nous avons beaucoup appris sur le service social de la mairie! Elle nous a aidé à choisir parmis nos idées les plus utiles pour les SDF de notre ville.

L'adjointe au maire nous a appris que toutes les communes de plus de 1500 habitants devaient avoir un Centre Communal d'Action Sociale (CCAS).

Concernant nos idées, elle nous a donné des précisions sur chacune d'entre elles:

  • faire une liste de volontaires parmis les familles de l'école pour accueillir un sans abri une nuit: Elle a trouvé l'idée très bonne et généreuse mais ne savait pas si nous aurions beaucoup de réponses positives. Elle nous a indiqué que la commune de Langon dispose de deux chambres pour les sans abris mais que cela pourrait être utile en cas de demandes supplémentaires. On a appris que toutes les villes voisines de la notre n'avaient pas de logement "d'urgence".
  • la récolte de pulls, couvertures: l'adjointe nous a indiqué que pour les vêtements il y avait déjà de nombreuses associations et relais qui récoltaient mais que les couvertures c'était une très bonne idée car les SDF venaient en demander régulièrement à la mairie. De plus, elle nous a appris que les sans abris qui passent une nuit dans une chambre à disposition emportent systématiquement les couvertures fournies. Elle nous a dit que nous pouvions demander des oreillers aussi.
  • la soupe chaude: Mme Duprat nous a expliqué que la mairie donne déjà des "kits" contenant des briques de soupe, des raviolis, du café, des produits d'hygiène... De plus, il nous semblait difficile de choisir la date où il ferait froid à l'avance et le bon lieu.
  • un centre d'accueil: l'adjointe nous a indiqué l'existence de deux chambres et de deux logements d'urgence.
  • rénover des maisons, installer des chalets: notre idée n'est pas incohérente mais il y a déjà des associations qui s'occupent de contacter les propriétaires et qui mettent en place ces projets. Elle nous a cité l'ANAH, EMMAUS, SOLIHA.
  • utiliser les gymnases, l'école, les salles des fêtes: cela arrive rarement car les besoins ne sont pas aussi élevés mais l'idée serait mise en place en cas de besoins importants.

A la suite de cette rencontre nous avons donc retenu deux solutions:

-organiser une récolte de couvertures, couettes et oreillers

-faire une liste de familles volontaires pour accueillir un sans abri une nuit

 

Réfléchissons et votons

Etape 1: "Identifions un problème qui nous préoccupe"

 

A la fin du mois d'octobre 2016, notre maîtresse nous a proposé de participer à un projet bâtisseurs de possibles. Nous connaissions la démarche car une autre enseignante de l'école, Mme Vacher, avait fait un projet bâtisseurs de possibles l'an passé. Mme Gouin nous a présenté les quatre étapes du projet et a insisté sur le fait que nous allions être acteurs du début à la fin. Cela nous a motivé! Nous étions partants pour agir sur le monde!

Individuellement nous avons réfléchi à des problèmes qui nous touchent, que nous aimerions solutionner dans notre vie quotidienne, dans notre ville ou dans le monde.

Nous avons fait une liste de ces problèmes tous ensemble. Puis nous avons procédé à un vote pour choisir le problème que nous allions tenter de résoudre.

Comment aider les sans abris qui ont froid ?

Les élèves de CM1-CM2 de l'école St Exupéry de Langon ont réfléchi à des solutions et agi pour que les SDF de leur commune ne souffrent pas du froid.

 

Nous sommes 26 élèves de cm1 cm2 de la classe d'Emilie Gouin à l'école St Exupéry de Langon. Notre ville se trouve en sud Gironde.

Avant de se lancer

Etape 0: ce qu'on faisait déjà dans la classe

 

Enseignante en classe de cm1-cm2, j'ai découvert la démarche Bâtisseurs de possibles durant l'année scolaire 2015-16 grâce à une collègue de mon école.

Lorsqu'elle nous a proposé d'être plus nombreux dans l'école à participer à cette action, j'étais volontaire car j'aime travailler en pédagogie active et essayer de nouvelles méthodes pédagogiques.

L'étape 0 du projet bâtisseurs de possible a été assez naturelle à mettre en place dans la classe car je me suis servie d'outils que j'utilise depuis longtemps: débats à visée philosophique, pratique du yoga, travail en groupes, rituel de réflexion sur une pensée, une citation, un adage..., bien être à l'école: travailler en chaussettes si on veut, jeux de construction et d'imagination..., jeux collectifs en eps, démarche scientifique, ceintures de compétences, pédagogie de projets