Etape 1

Voici notre vidéo qui résume toutes les étapes du projet

Etape 1 : Identifier des problèmes

Les élèves ont du réfléchir et tenter d'identifier des problèmes qui les touchent dans leurs quotidiens. Nous avons reçu des propositions tantôt loufoques, tantôt très graves. Nous avons réuni toutes nos idées pour essayer de n'en garder qu'une...

 

Nous avons chacun expliqué un problème qui nous dérange puis nous avons voté pour celui qui nous dérangeait le plus. Il y avait eu beaucoup de problèmes (exemple : la santé, les déchets...etc). Nous avons voté, plusieurs fois. Il restait trois problèmes : les déchets, les pauvres et les gens atteints de phlébites. Le maître a éliminé ce dernier problème car il ne savait pas trop comment nous pourrions intervenir. Après des jours de votes et de débats, nous n'avons pas pu départager les deux problèmes restants. Les déchets et les pauvres ont gagné. 

2018 - étapes 0 et 1 - découvrir la démarche et s'y engager

Après avoir découvert que nous les enfants, nous pouvions aussi imaginer et décider de changer des choses dans notre vie en classe, dans l'école ou dans notre village, nous avons parlé de tous les problèmes rencontrés qui nous préoccupaient, lors d'un cercle de discussion. De nombreuses propositions ont été faites:

  • La guerre

  • Les garçons qui ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux à la récréation

  • La pauvreté à Madagascar

  • Le manque de place pour se déplacer en classe

  • Les gens qui n'ont pas de travail

  • La bibliothèque de la classe qui est trop petite

  • On ne fait pas assez de sport

  • ...

 

D'abord nous avons choisi de trouver un moyen d'aider les enfants d'une école de Madagascar pour laquelle nous avions déjà récolté des affaires à leur envoyer par l'intermédiaire d'une association créée par le grand-père d'une des élèves de notre classe.

Mais puisque la solution ne venait pas vraiment de nous, nous avons préféré choisir un problème directement dans notre vie à l'école et sur lequel personne n'avait vraiment réfléchi.

 

1- Foot ensemble ! - en route vers l'égalité -

Grâce à la démarche de Bâtisseurs de possibles, nous , les élèves de CE1 et CE2 de l'école élémentaire de Sébécourt (27-Eure), nous avons pu trouver des solutions au problème posé par Pauline :

"À la récréation, les garçons ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux."

Etape 1 : Naissance d'une problématique, un long ... très long cheminement.

Et nous voilà partis pour un grand projet... nous ne savons pas encore lequel... mais tout le monde a embarqué avec la joie d'avoir avec nous cette année des élèves de l'ULIS et leur maîtresse. 

Deux enseignantes et 29 élèves : une belle aventure s'annonce. 

Avant de lâcher les amarres, les élèves sont invités à noter sur les post-its les problèmes qui les touchent dans leur quotidien : en classe, dans l'école, dans leur environnement proche, dans la société, sur la planète !

A nouveau, comme dans tous les projets, problèmes et idées jonglent... alors les maîtresses accompagnent les élèves dans la recherche du problème qui se trouve à l'origine de l'idée émise.

Les problèmes à nouveau fusent... Ils sont rassemblés pour déjà se faire une première idée...

Une bataille de boules de neige attend les élèves : écrire son prénom sur deux thèmes qui les intéressent. Après ils se répartiront en fonction des problèmes qui les intéressent le plus...

 

 

Nous leur laisserons le temps qu'il faut, pour qu'ils trouvent le problème qu'ils voudront résoudre.

 

La séparation (divorce, décès)

La violence affecte de nombreux élèves : violence verbale, violence physique, la guerre, le terrorisme...

Après suit un travail de groupe pour affiner chaque problème, tenter de voir si on peut y trouver des solutions.

 

 

 

 

Nous faisons des synthèses régulières : la thématique de la violence domine. 

DEVOIRS DE VACANCES : FAIRE DES RECHERCHES DOCUMENTAIRES SUR UN THEME PARMI CEUX PROPOSES ?? : la violence verbale (les disputes, les insultes), la violence physique, la violence sur les animaux,  la violence faite à la planète (arbres coupés, la pollution), la guerre, le vol, la violence routière, la pauvreté...

De retour en classe, les élèves travailleront par groupe sur le thème choisi et seront chargés d'amorcer un long travail de recherche documentaire, lequel se conclura par un exposé présenté devant les camarades. 

Après seulement ils seront en capacité réelle de  choisir le problème à résoudre.

 

Les élèves sont revenus avec plein de documents... Et le jour même de la reprise... les voilà par groupe sur la thématique choisie : ce n'est pas facile. Les enfants traitant de la guerre ont apporté des documents sur la seconde guerre mondiale, sur la première guerre mondiale, sur la guerre aussi qui fait fuir des populations vers d'autres continents...

Ils rassemblent leurs documents, l'écrivain est chargé de noter les problèmes relatifs au thème traité.

Les enseignantes circulent dans la classe, s'offrant comme facilitatrices, accompagnatrices des idées des enfants, les questionnant sur le thème choisi, les poussant à aller plus loin dans la quête d'une problématique. On ne dit pas, on ne sait pas encore ce qui sera jouable ou non. Nous voulons LAISSER les enfants REFLECHIR, SE QUESTIONNER, ALLER AU BOUT de leur rêve de changer le monde

Eloy, David, Mila et Paul s'intéressent à la guerre, en cherche une définition précise.

 

 

De nombreux documents ont été apportés sur la pauvreté... des liens se tissent entre la guerre et la pauvreté... La pauvreté et la richesse... les inégalités... les injustices. Ils n'ont que 7 ans et déjà ils se trouvent au coeur des grands problèmes de notre époque.

Gabriel, Lucas, Madeleine, Angela, Rishon et Louan sont inquiets face à la violence faite aux animaux.

Après un temps de recherche sur la guerre, la pauvreté et la violence faite aux animaux, le porte-parole de chaque groupe présente au groupe classe les problèmes relevés.

Sera suivi un vote pour le choix du projet.

 

La guerre... l'emporte... pas loin de la pauvreté ... 

Un grand grand challenge nous attend...  

Que vont donc trouver les élèves comme problématique sur la guerre ? ... 

 

A raison de deux séances de 45 minutes par semaine depuis début octobre... les élèves sont parvenus à s'entendre avec l'accompagnement des deux enseignantes sur leur problématique. Ils ont fait des recherches avec leurs parents sur la guerre, sur ce qu'elle entraîne... Après un long gravail d'élagage en classe avec tous les documents apportés, lus, partagés, nous avons eu encore plus de sujets sensibles... 

 

La panique... alors... : trop... de problèmes...

Il faut canaliser, faire se questionner les élèves sur ce qu'ils aimeraient changer : faisable ou pas ? 

Bien sûr que nous aimerions arrêter la guerre... mais... 

Toujours difficile de ne pas intervenir, de laisser voguer les idées des uns, des autres, mais à deux l'aventure est GENIALE : des regards pour échanger, des mots pour rassurer et avancer.

Alors les documentaires partagés vont orienter les élèves sur les conséquences des guerres : destruction des habitats, des écoles, perte de son travail, pauvreté qui s'installe... et fuite de son pays pour se protéger, pour protéger les siens. 

Les élèves parlent alors des "migrants"... : qu'y a-t-il derrière ce mot ? 

Nous leur demandons de faire des recherches sur la vie des migrants en France ? Les parents se sont investis dans ce travail.

Les élèves apportent de nouveaux documents, certains ont écrit avec l'aide de leurs parents un texte : tous s'inquiètent du sort des enfants, tous s'inquiètent sur leur santé, leur alimentation, leur habitat, leur vie dans un pays dont ils ne connaissent pas la langue...

Lucas lit deux lettres d'enfants : la classe est bouleversée par les souffrances vécues par ces jeunes et par leur espoir d'une nouvelle vie.

Je me dis que ce sujet est difficile pour des enfants de 7 ans qui découvrent la vie... mais après tout notre société est ce qu'elle est... il faut vivre avec et essayer de l'améliorer en assemblant nos idées, nos forces, nos espoirs aussi.

 

Nous demandons aux élèves quels sont pour eux les besoins fondamentaux de l'humain... ils les connaissent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Jobic présente alors la pyramide  des besoins de Maslow qui rejoint les propos des enfants :

 

Dans la classe, un élève est arrivé en France, il y a cinq ans : il a dû apprendre la langue française... pas facile. Il se sent concerner. Et voilà que des doigts se lèvent : 

Moi, je viens de Pologne.

Maman vient d'Espagne.

Maman vient des Etats-Unis.

Ma grand-mère vient du Maroc, elle a fui la guerre...

... TOUS CONCERNES...

Partir du vécu des élèves, de leur famille, pour encore mieux comprendre les souffrances de ces enfants qui ont fui avec leur famille leur pays et donc mieux aider, probablement.

 

Les 17 objectifs de développement durable de l'ONU sont présentés aux élèves afin d'aider les élèves à cibler leur problématique.

L'objectif 4 est ciblé : la problématique des élèves se précise...

Chacun parle de ses expériences vécues ou de celles de leurs parents, grands-parents... et les priorités émergent quant aux besoins premiers quand "on" arrive dans un pays autre, avec une autre langue, une autre culture... Certes se nourrir, se soigner, et aussi, et surtout PARLER LA LANGUE DU PAYS POUR SE FAIRE COMPRENDRE.

Nous arrivons au terme de cette longue, longue, très longue étape.

Le choix de la problématique est trouvé : Comment aider les enfants des migrants à apprendre la langue française ?

 

 

Etape 1 - Identification des problèmes rencontrés par chacun

Quels problèmes rencontrez-vous dans la classe, dans l'école ?

 

Les post-its sont prêts... prêts à accueillir les "maux" des élèves. Ils savent qu'ils peuvent oser écrire TOUT et que la maîtresse est prête à entendre : c'est la quatrième année où cette démarche est mise en place dans la classe. Un pas de côté est fait pour enseigner autrement. Les élèves ont un autre projet Bâtisseurs de Possibles qu'ils ont  commencé il y a quelques semaines, ils commencent à saisir la démarche, d'autant plus que certains ont eu des frères et soeurs qui ont expérimenté ce dispositif.

Les dés sont jetés un matin du mois d'octobre : "Vous allez repenser l'école de demain. Osez écrire tout ce qui pose problème à l'école, en classe pour être VRAIMENT bien, pour apprendre, comprendre... ".

Un problème par post-it. Ils savent qu'ils doivent ne pas tenir compte de ce que le camarade a envie d'écrire, qu'ils doivent chercher en eux ce qui est source de blocage. Cela est difficile, certains, voire beaucoup n'y ont jamais pensé. "ON" n'habitue pas aux élèves à chercher ce qui ne va pas. Cela est une prise de conscience aussi lors de la découverte de ce dispositif éducatif (Design Thinking). Ces enfants que nous avons une année sont de véritables pierres précieuses, et l'éclat vient uniquement d'eux, certains ne le savent pas. A nous de leur montrer cette lumière qu'ils étouffent, qu'ils cachent ou qu'ils ne connaissent pas. 

Les élèves écrivent.

C'est encore difficile : beaucoup écrivent encore des idées et non des problèmes. Intéressant... les élèves dépassent les problèmes, allant vers une solution... !  Néanmoins...il reste fondamental, essentiel, indispensable de les conduire à la source qui a fait naître l'idée, remonter le courant, lutter contre celui-ci, pour pouvoir en rectifier le cours et découvrir ce qui pose réellement problème à la source. Cela est transférable dans les apprentissages !

Le calme... est-ce un problème ? "Non, maîtresse puisque c'est ce que je veux ! "

Alors quel est le problème ? "Le bruit est un problème."

Et là... rester dans le non jugement, ne pas dire "c'est bien" ou "tu as raison"... laisser écrire, laisser dire... canaliser... faciliter la construction de la pensée à partir de ce riche humus que constitue le problème relevé. (C'est pourtant si tentant.)

Les élèves commencent à rassembler leurs problèmes, idées...  Le besoin de travailler seul ou à deux....demande à chercher le problème ... "Si tu as envie de travailler seul, quel est le problème qui te fait écrire ce besoin ?"... Cela n'est pas toujours facile de répondre à cette question.

La maîtresse note sous la dictée....

Des mots retiennent l'attention : faire des loisirs créatifs...  le travail trop facile, trop difficile...envie de travailler seul... Un élève a noté sur un post-it qu'il voulait travailler en jouant...Des offres à creuser !

 

Commencer à faire un premier tri...
Les élèves intéressés par les problémtiques écrivent leur prénom sur la fiche.

Plusieurs problèmes émergent : ne pas comprendre, avoir peur de se tromper, l'ennui (pas assez de travail ou travail trop difficile ou trop facile... ou suite à un problème d'incompréhension), ne pas faire ce que l'on aime... 

 

 

Au terme de ces boules de neige, des groupes se constitueront après les vacances de la Toussaint pour travailler sur des problématiques qui les intéressent.

 

 

 

Séances 8 et 9

 Ce matin nous avons mis en commun toutes nos recherches sur les différentes associations pour savoir où on en était et pour savoir quels thèmes principaux nous allions choisir. Nous avons cherché à lister les différentes personnes touchées dans le cas de la santé suite à tout ce que nous avons appris au cours de nos recherches: 

  • Enfants 

  • Personnes démunies

  • Handicapés

  • Migrants

  • SDF

  • Malades

  • Femmes battues

Puis nous avons listé tous les domaines rencontrés au cours de nos recherches :

  • Prévention

  • Soins

  • Bien-être moral

  • Connaitre et faire valoir ses droits

Ensuite nous avons débattu puis voté de manière annonyme pour trouver un terrain d'entente autour d'une question plus précise car le domaine de la santé est beaucoup trop vaste. La question finale est "Comment agir pour aider les enfants malades et handicapés à se sentir bien?" car on était beaucoup touchés et interpellés par les enfants et l'handicap.

Moseka, Sinthyche, Mélissandre, et Lou

Séances 6 et 7

Nous nous sommes réunis une nouvelle fois au CDI de notre collége afin de chercher plusieurs interlocuteurs qui pourraient nous aider à mener notre projet à bien. Une fois que nous avons trouvé nos interlocuteurs pour leur poser différentes questions sur le theme de la santé, nous nous les sommes repartis. Puis, nous avons telephoné à nos interlocuteurs.

Hélas, plusieurs élèves n'ont pas été pris au sérieux dont notre binôme ce qui nous a valu plusieurs redirections ! Tout d'abord, nous avons téléphoné à la Maison Prévention Santé de Cergy qui n'a pas répondu, de suite nous avons contacté celle de Saint-Ouen l'aumône avec laquelle nous n'avons pas été pris au sérieux et nous avons été redirigés de manière méprisable par Coline*; alors nous avons contacté la Croix-Rouge qui nous a dirigé vers leur service prévention santé. Nous avons enfin pu poser toutes nos questions à une infirmière qui nous a repondu avec amabilité mais ceci n'a abouti à rien, elle nous a aussi expliqué avec patience que dans chaque département il y a un conseil d'éducation départemental ce qui nous à permis de leur téléphoner mais nous sommes de nouveau tombés sur le répondeur. Enfin, nous avons pris l'initiative de leur envoyer un email qui n'a, de même que le précédent appel, mené à rien. Plusieurs élèves ont malheureusement connu notre cas. Mais d'autres ont pu avoir suffisemment d'informations.

 *les prénoms de l'article ont été modifiés volontairement pour conserver l'anonymat.

Adjia et Lou,

vous remercient de votre aimable lecture.

 

 

 

 

Séances 5 et 6

 

Nous nous sommes réunis au CDI et disposés par groupe. Chaque groupe avait une feuille avec des questions pour faire des recherches sur la santé: quoi, où, qui, comment, combien.... Nous avons utilisé des livres, sites internet, documents pour faire notre recherche.

Puis nous avons été dans la salle de français et chaque groupe a présenté son travail et ce qu'il a appris. Mme Sangaré et Mme Talhi ont écrit sur le TNI:

 

Etape 1

Nous avons pour l'instant sélectionné les thèmes suivants: le manque d'eau, les incendies, le harcèlement, la pollution par les véhicules.

Pour choisir ces thèmes, nous avons écrit nos idées sur des papiers et les avons lancées à nos camarades pour qu'ils disent si l'idée leur paraît intéressante. Nous avons aussi amené des coupures de journaux. Enfin, nous avons voté en nous plaçant sur l'idée qui nous intéressait le plus.

Pour vérifier si nos thèmes intéressaient d'autres personnes, nous avons réalisé des arbres à problèmes et des enquêtes.