Etape 2

Voici notre vidéo qui résume toutes les étapes du projet

Etape 2 : Proposer des solutions

Une fois que nous avions admis qu'il était difficile voire impossible de nous départager, nous avons choisi de traiter les problèmes des déchets dans l'école et la ville et aussi la pauvreté. Nous avons essayé de proposer des solutions, le plus de solutions possibles afin de selectionner celles que nous pourrions mettre en place.

Nous avons commencé par réaliser un arbre à problèmes pour chaque thématique. Puis la classe, en groupes, a proposé des solutions réalisables ou farfelues pour aider la planète. Après avoir argumenté et beaucoup échangé, nous avons voté pour les solutions qui nous plaisaient le plus, à court terme, moyen terme et long terme. Nous avons essayé de choisir des solutions réalistes pour pouvoir les mettre en place d'ici la fin de l'année. Nous avons par exemple, écarté la fabrication d'un sous-marin ramasseur de déchets...

 

2018-2019 - étapes 2 et 3 - trouver des solutions et les tester

étape 2 - trouver des solutions

Le problème soulevé par Pauline a libéré la parole: beaucoup d'entre nous avaient des choses à exprimer sur le sujet (voir ci-dessous un compte rendu résumé des interventions).

 

étape 3 - réaliser et tester les solutions prévues

en 2018

Compte rendu du cercle de discussion:

 

Bâtisseurs de possibles 25-06-2018

Trois mois ont passé depuis notre discussion sur le problème posé par Pauline : Comment faire pour que les garçons acceptent que les filles jouent au foot avec eux pendant les récréations ?

Ce qui a changé :

Il y a plus de filles qui jouent au foot.

Elles apportent des ballons et organisent des parties.

Mais même si quelques filles jouent de temps en temps avec les garçons, elles jouent le plus souvent entre elles.

Comment faire pour que les filles et les garçons se mélangent plus pour jouer au foot :

Emy : Il faudrait prévoir qui va jouer au foot aux récréations, pour faire des équipes mixtes*.

Julia : On pourrait réserver des récréations pour jouer avec des équipes mixtes *.

Matthéo : Oui, mais c'est celui qui apporte un ballon qui décide qui joue avec lui.

Mathis : Il faudrait utiliser un ballon acheté pour l'école ou la classe.

Tess : On pourrait l'acheter avec l'argent qu'on a gagné avec notre spectacle d'ombres chinoises.

Le maître : Par exemple, mais nous avons dit aux parents que c'était pour les enfants de Madagascar.

Ils ne vont pas trouver ça normal de l'utiliser pour autre chose...

On pourrait l'acheter avec l'argent de la coopérative de l'école (la caisse de l'argent pour tous les élèves ).

et acheter le même ballon avec l'argent pour Madagascar et l'envoyer aux enfants de l'école.

Pauline : Oh oui, comme ça, quand on jouera au foot on pensera à eux !

Damien : Il faudrait aussi acheter 2 buts.

Emy : Oui, pour protéger la nouvelle classe des coups de ballon.

Pauline : C'est aussi le maître et la maîtresse qui peuvent décider qui va jouer avec qui.

Le maître : Oui, mais la récréation, c'est un moment pendant lequel les enfants choisissent ce qu'ils veulent faire. Il vaut mieux qu'ils s'organisent eux-mêmes.

Marie : Un jour sur deux, on pourrait faire un entraînement.

Le maître : Je veux bien organiser des ateliers de foot, en sport, pour permettre à tout le monde d'apprendre à jouer.

Pauline : Chaque garçon pourrait entraîner une fille ou une fille entraîner un garçon.

Le maître : Nous allons voter à main levée pour savoir si vous êtes pour une organisation avec un jour pour les garçons, un jour pour les filles et 2 jours avec des équipes mixtes*

Vote : 16 enfants sur 19 sont pour.

Shana : Je ne suis pas d'accord parce que si quand c'est le jour des filles, elles ne veulent pas jouer, ça ne sert à rien.

Anaelle : Ce n'est pas grave, parce que toutes les filles ne sont pas obligées de jouer.

Le maître : On peut ajouter une règle : si les filles ne sont pas assez nombreuses pour jouer, elles pourront inviter des garçons à leur partie (pareils pour les garçons), mais ce sera toujours elles, ou eux le jour des garçons, qui décideront.

Vote à main levée : 18 sur 19 sont pour.

Zoé : Comment on décide qui commence ?

Mathis : On pourrait commencer par tout le monde : c 'est à dire des équipes mixtes.

Pauline : On pourrait commencer par les garçons, parce qu'ils aiment mieux le foot que les filles.

Erynn : Je ne suis pas d'accord, il y a des filles comme Anaelle qui aiment aussi beaucoup le foot.

Le maître : Pourquoi pense-t-on que les garçons s'intéressent plus au foot que les filles ?

Louis : Ils commencent plus tôt à s'intéresser au foot.

Le maître : Et pourquoi à votre avis ?

Pas de réponses.

Le maître : Qui voit-on le plus jouer au foot à la télé ?

Timéo : On voit plus de garçons.

Mathis : Oui, on voit plus de matches avec des garçons à la télé.

Le maître : Je dirais même qu'il n'y a presque que des matches d'hommes à la télé.

Donc il est normal que les enfants prennent modèle sur ce qu'il voit à la télé et autour d'eux.

En ce moment c'est le mondial du foot, entendez-vous parler de matches avec des équipes de femmes ?

Louna : Non, il n'y a que des matches avec des garçons.

Enora : Il y en a un peu avec des filles, mais pas beaucoup.

Le maître : Bon maintenant, il va falloir parler de nos propositions aux élèves de l'autre classe, car nous ne sommes pas seuls pendant les récréations ; nous partageons la même cour de récréation.

Louna : On pourrait faire un cercle de discussion avec eux.

* équipe mixte : équipe composée de filles et de garçons

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en 2019

L'opération "Foot à l'école" -Football: une activité pour l'égalité - proposée par la Fédération Française de Football nous a permis de prolonger et d'enrichir notre projet "Bâtisseurs de possibles"par la mise en place d'ateliers d'initiation et d'habileté durant les séances d'EPS, mais aussi gérés par les enfants au cours des récréations. Beaucoup d'entre nous y ont participé  et les élèves de l'autre classe nous ont suivis !

 

1- Foot ensemble ! - en route vers l'égalité -

Grâce à la démarche de Bâtisseurs de possibles, nous , les élèves de CE1 et CE2 de l'école élémentaire de Sébécourt (27-Eure), nous avons pu trouver des solutions au problème posé par Pauline :

"À la récréation, les garçons ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux."

Etape 2

Etape 2 - Choisir une solution...

Une autre phase qui enthousiasme les élèves : chercher des solutions et ENFIN OSER LES FAMEUSES IDEES FOLLES. Ce n'est que le début... 

Décembre 2019

Par groupe les élèves cherchent...des idées pour aider les enfants des migrants à apprendre la langue française.

Des idées ont émergé... ils faut les enrichir, voir après ce qui est faisable ou non... et comment... : téléphoner pour communiquer, fabriquer un dictionnaire, lire des histoires, montrer un film... 

La suite sera pour la rentrée...

 

 

 

Janvier 2019 - C'est reparti...

La problématique est vaste, complexe et elle vient des enfants ! Deux enseignantes pour faciliter l'émergence des idées, pour accompagner les élèves dans leur cheminement ne sont pas de trop. L'une modère l'autre dans la tentation de dire, de faire à la place des élèves pour les laisser VRAIMENT aller au bout de leurs idées.

Par groupe... avec les "fameux" post-it les élèves cherchent, écrivent leurs idées : toujours une idée, un post-it !

 

Lors des échanges, avec les élèves suite aux premières propositions d'aide, les difficultés apparaissent... Seuls cela semble difficile d'arriver à nos fins ! Un élève parle de sa mère qui est en lien avec une association d'aide aux réfugiés, elle pourrait nous aider... peut-être. 

Madame Jobic, enseignante partenaire de l'ULIS, s'est rendue à la bibliothèque municipale pour chercher des livres sur les migrants, les sans-papiers, ... Ces livres sont immédiatement proposés  à la lecture des élèves, engageant de nouveaux débats, de nouvelles quêtes, réflexions...

 

22 janvier 2019

Madame Jobic et moi-même invitons les parents pour leur présenter le projet des élèves .

Les parents écoutent leurs enfants présenter leur aventure, toute leur aventure et la problématique enfin trouver : "Comment aider les enfants des migrants à apprendre la langue française ?" 

Le sujet "impressionne" les parents... Comment des élèves peuvent-ils soulever un tel problème de fond ? (Moi-même, je reste étonnée... et aussi inquiète sur l'avancée de ce projet qui me semble vraiment difficile... mais le travail en équipe avec Madame Jobic est vraiment extraordinaire, il permet une rencontre de nos idées, une ouverture face à certaines idées arrêtées et un meilleur accompagnement des élèves).

 

 

 

 

La réalisation de notre projet #Eumachimatinclio

Lors de la première séance, nous sommes donc aller voir la professeure du CDI pour lui demander quels films nous avions au collège ainsi que les r-ègles des droits de diffusion. Celle-ci nous a donné le nom de l' ADAV pour savoir quels films avaient un droit de diffusion. Par la suite, nous sommes allé voir la CPE pour lui demander si nous pouvions prendre une salle d'étude qui n'est presque jamais utilisé pour y installer un vidéo-projecteur. Elle nous a répondu qu'elle en parlerait à Mr le principal du collège et qu'il nous fallait un vidéo-projecteur. Deux personnes de notre équipe ont alors cherché sur Internet quels types de vidéos-projecteurs le collège pourrait acheter ainsi que les prix. Ensuite nous sommes retourné au CDI et nous avons choisi quelques DVD qui ont un droit de diffusion. Nous pensions aussi installé un film par trimestre, pour que tous les élèves puissent le voir. Nous avons décidé de laisser les élèves autonomes, c'est pour cela que nous avons écrit les règles pour avoir accès à cette salle:

 

Règlement:

 

1. Interdiction au téléphone, MP3, Ipod...

2. Interdiction de manger.

3.Respecter le matériel, interdiction de dégrrader le matériel.

4. Laisser la salle propre: pas de papiers par terre, aucunes traces sur les tables.

5. Lors des diffusions des films, interdiction de crier ou de parler à voix haute.

6. Venir seulement pour regarder le film, et non pour travailler, colorier, dessiner...

7. Ne pas déranger ses camarades.

8. En cas de non-respect de ces règles, exclusion de la salle.

 

 

Une fois ces règles écrites, nous sommes donc allé les présenter à la CPE et celle-ci nous a dit qu'elle les montrerait à Mr le principal. Elle nous a aussi expliqué qu'elle verrait avec la gestionnaire du collège pour l'achat d'un vidéo-projecteur. A ce jour, notre projet n'est pas encore en place dans notre collège, mais nous espérons qu'il va bientôt se mettre en place.

Imaginer la solution

  

Nous avons réfléhi à ce que nous ressentons quand on tape quelqu'un. On ressent  de la colère ou de la tristesse. 

 

Après avoir discuté, nous avons trouvé de quoi nous avons besoin. C'est d'un endroit dans la classe où on peut être tranquille. 

Dans la classe, il y a déjà des endroits où on peut se cacher pour aller travailler, lire, jouer. Mais le problème, c'est qu'on n'est jamais tout seul. 

Nous . 

Nous décidons d'inventer une cabane.     

 

Nous définissons ensemble les particularités de notre cabane. 

Des pistes de solution

Étape 2 : Les solutions possibles

Voici ce que nous pensons faire : 

  • Avoir des récréations relax à la bibliothèque où l'on peut lire, dessiner, jouer des jeux de société ou faire des casse-tête.
  • Avoir une thématique chaque mois et faire des activités spéciales en lien avec le thème du mois.
  • Recevoir des invités spéciaux.
  • Avoir un petit coin pour faire un kiosque, en lien avec le thème. Nous mettrons des livres, des décorations et des éléments pour nos activités à venir.
  • On annonce à la radio étudiante les activités spéciales et les récrés relax pour inviter les élèves.

Le thèmes pour les prochains mois :

  • Février : Les Jeux olympiques
  • Mars : La nutrition
  • Avril : L'environnement
  • Mai : L'éducation (les autochtones)
  • Juin : Le beau temps

 

Nous avons beaucoup d'idées mais nous avons besoin de l'aide d'adultes. Nous allons voir Madame Annie la bibliothécaire et Madame Pascale-Hélène la monitrice de langue pour nous aider. Madame Annie nous fait un coin que nous pourrons décorer. Elle nous aide à sortir les livres pour les sports.


La visite de Monsieur Lambert

Jean est venu le 15 février. Nous lui avons posé quelques questions comme: est-ce que ce serait possible d'afficher dans Beaulieu? Il a répondu qu'il fallait en parler au conseil municipal. Il a proposé que les élèves du conseil municipal des enfants votent pour choisir les affiches les mieux réussies (et sans faute d'orthographe...)., pour ensuite les présenter aux élus de la commune. 

Il nous a aussi raconté l'histoire du colibri: "c'est l'histoire d'un colibri qui habite dans une forêt. Il y a un énorme incendie. Il va prendre de l'eau dans son bec, puis, va essayer d'éteindre le feu. Tout le monde se moque de lui, mais lui dit: "moi, au moins je fais ma part."

Cette histoire résume notre projet bâtisseur de possibles sur la pollution, comme une citation que nous a lue un élève: "Il n'y a pas plus contagieux que l'exemple".

Jean nous a aussi proposé de nous donner la carte de Beaulieu, pour que l'on réfléchisse où installer de nouvelles poubelles.

Je