CE1

Aménager la cour de récréation

Nous sommes dans une école rurale de deux classes et dans la notre il y a des enfants de la maternelle au CP et les CE1 nous rejoingnent en début d'après-midi. Nous avons commencé un projet avec les Bâtisseurs de possibles qui devrait nous permettre d'être en sécurité dans la cour de récréation (avec le matériel et avec nos camarades), de partager des jeux, des temps avec tous les autres élèves de notre niveau ou d'un autre niveau, de profiter pleinement de notre temps de récréation...

Nous avons trouvé un lieu pour partager notre solution !

Le jeu sera disponible à la médiathèque !

Comment aider les arbres à reprendre la place ?

Nous sommes des élèves de CE1 de la classe de Mme Khenfer à l’Ecole du Grand Large à Meyzieu. Nous allons vous raconter notre histoire bâtisseur de possibles qui nous a permis de réaliser des choses fantastiques !! Tout d'abord à lutter contre la déforestation. Nous avons planté 100 arbres, écrit un livre et rencontrer un chef Papou pour parler de la déforestation !

2019 - étape 4 - partager notre expérience et nos solutions

Enfin, nous avons produit deux documents :

Une vidéo que vous pourrez voir ici :

Foot ensemble ! - CE1-CE2 - 2018-2019 - Sébécourt

Un document proposant aux classes ou aux écoles intéressées l'exposé de notre expérience afin qu'elles puissent expérimenter nos solutions et améliorer l'égalité entre les filles et les garçons durant leurs propres récréations (en cours de rédaction).

2018-2019 - étapes 2 et 3 - trouver des solutions et les tester

étape 2 - trouver des solutions

Le problème soulevé par Pauline a libéré la parole: beaucoup d'entre nous avaient des choses à exprimer sur le sujet (voir ci-dessous un compte rendu résumé des interventions).

 

étape 3 - réaliser et tester les solutions prévues

en 2018

Compte rendu du cercle de discussion:

 

Bâtisseurs de possibles 25-06-2018

Trois mois ont passé depuis notre discussion sur le problème posé par Pauline : Comment faire pour que les garçons acceptent que les filles jouent au foot avec eux pendant les récréations ?

Ce qui a changé :

Il y a plus de filles qui jouent au foot.

Elles apportent des ballons et organisent des parties.

Mais même si quelques filles jouent de temps en temps avec les garçons, elles jouent le plus souvent entre elles.

Comment faire pour que les filles et les garçons se mélangent plus pour jouer au foot :

Emy : Il faudrait prévoir qui va jouer au foot aux récréations, pour faire des équipes mixtes*.

Julia : On pourrait réserver des récréations pour jouer avec des équipes mixtes *.

Matthéo : Oui, mais c'est celui qui apporte un ballon qui décide qui joue avec lui.

Mathis : Il faudrait utiliser un ballon acheté pour l'école ou la classe.

Tess : On pourrait l'acheter avec l'argent qu'on a gagné avec notre spectacle d'ombres chinoises.

Le maître : Par exemple, mais nous avons dit aux parents que c'était pour les enfants de Madagascar.

Ils ne vont pas trouver ça normal de l'utiliser pour autre chose...

On pourrait l'acheter avec l'argent de la coopérative de l'école (la caisse de l'argent pour tous les élèves ).

et acheter le même ballon avec l'argent pour Madagascar et l'envoyer aux enfants de l'école.

Pauline : Oh oui, comme ça, quand on jouera au foot on pensera à eux !

Damien : Il faudrait aussi acheter 2 buts.

Emy : Oui, pour protéger la nouvelle classe des coups de ballon.

Pauline : C'est aussi le maître et la maîtresse qui peuvent décider qui va jouer avec qui.

Le maître : Oui, mais la récréation, c'est un moment pendant lequel les enfants choisissent ce qu'ils veulent faire. Il vaut mieux qu'ils s'organisent eux-mêmes.

Marie : Un jour sur deux, on pourrait faire un entraînement.

Le maître : Je veux bien organiser des ateliers de foot, en sport, pour permettre à tout le monde d'apprendre à jouer.

Pauline : Chaque garçon pourrait entraîner une fille ou une fille entraîner un garçon.

Le maître : Nous allons voter à main levée pour savoir si vous êtes pour une organisation avec un jour pour les garçons, un jour pour les filles et 2 jours avec des équipes mixtes*

Vote : 16 enfants sur 19 sont pour.

Shana : Je ne suis pas d'accord parce que si quand c'est le jour des filles, elles ne veulent pas jouer, ça ne sert à rien.

Anaelle : Ce n'est pas grave, parce que toutes les filles ne sont pas obligées de jouer.

Le maître : On peut ajouter une règle : si les filles ne sont pas assez nombreuses pour jouer, elles pourront inviter des garçons à leur partie (pareils pour les garçons), mais ce sera toujours elles, ou eux le jour des garçons, qui décideront.

Vote à main levée : 18 sur 19 sont pour.

Zoé : Comment on décide qui commence ?

Mathis : On pourrait commencer par tout le monde : c 'est à dire des équipes mixtes.

Pauline : On pourrait commencer par les garçons, parce qu'ils aiment mieux le foot que les filles.

Erynn : Je ne suis pas d'accord, il y a des filles comme Anaelle qui aiment aussi beaucoup le foot.

Le maître : Pourquoi pense-t-on que les garçons s'intéressent plus au foot que les filles ?

Louis : Ils commencent plus tôt à s'intéresser au foot.

Le maître : Et pourquoi à votre avis ?

Pas de réponses.

Le maître : Qui voit-on le plus jouer au foot à la télé ?

Timéo : On voit plus de garçons.

Mathis : Oui, on voit plus de matches avec des garçons à la télé.

Le maître : Je dirais même qu'il n'y a presque que des matches d'hommes à la télé.

Donc il est normal que les enfants prennent modèle sur ce qu'il voit à la télé et autour d'eux.

En ce moment c'est le mondial du foot, entendez-vous parler de matches avec des équipes de femmes ?

Louna : Non, il n'y a que des matches avec des garçons.

Enora : Il y en a un peu avec des filles, mais pas beaucoup.

Le maître : Bon maintenant, il va falloir parler de nos propositions aux élèves de l'autre classe, car nous ne sommes pas seuls pendant les récréations ; nous partageons la même cour de récréation.

Louna : On pourrait faire un cercle de discussion avec eux.

* équipe mixte : équipe composée de filles et de garçons

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en 2019

L'opération "Foot à l'école" -Football: une activité pour l'égalité - proposée par la Fédération Française de Football nous a permis de prolonger et d'enrichir notre projet "Bâtisseurs de possibles"par la mise en place d'ateliers d'initiation et d'habileté durant les séances d'EPS, mais aussi gérés par les enfants au cours des récréations. Beaucoup d'entre nous y ont participé  et les élèves de l'autre classe nous ont suivis !

 

2018 - étapes 0 et 1 - découvrir la démarche et s'y engager

Après avoir découvert que nous les enfants, nous pouvions aussi imaginer et décider de changer des choses dans notre vie en classe, dans l'école ou dans notre village, nous avons parlé de tous les problèmes rencontrés qui nous préoccupaient, lors d'un cercle de discussion. De nombreuses propositions ont été faites:

  • La guerre

  • Les garçons qui ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux à la récréation

  • La pauvreté à Madagascar

  • Le manque de place pour se déplacer en classe

  • Les gens qui n'ont pas de travail

  • La bibliothèque de la classe qui est trop petite

  • On ne fait pas assez de sport

  • ...

 

D'abord nous avons choisi de trouver un moyen d'aider les enfants d'une école de Madagascar pour laquelle nous avions déjà récolté des affaires à leur envoyer par l'intermédiaire d'une association créée par le grand-père d'une des élèves de notre classe.

Mais puisque la solution ne venait pas vraiment de nous, nous avons préféré choisir un problème directement dans notre vie à l'école et sur lequel personne n'avait vraiment réfléchi.

 

Etape 3 - Réalisation de courtes vidéos pour aider les enfants des migrants à apprendre la langue française.

Au terme d'un travail de titan, les élèves rédigent les scénarii sur des thématiques choisies en fonction des urgences relevées pour un enfant qui découvre la langue française.

 

Dans mon cartable, il y a....

Merci à Laureline, soeur d'Eloy, "ancienne élève de nous apporter cette aide extraordinaire !

 

A la cantine... Sur la table, il y a ...

 

 

 

Marissa écrit sur le tableau les idées des camarades, l'ordre d'intervention...

 

Louan, Alexandre, Hiba, Célia et Angela ont choisi de travailler sur les aliments... Ce sont de grands gourmands et l'ambiance est délicieuse !
 
 
 
Jade, surnommée "La petite maîtresse" essaie de gérer son groupe d'élèves ! Ils ne sont pas très obéissants ! Eh oui... Jade ... il faut être patiente...;)
Comprendre les verbes souvent utilisés à l'école pour "faire" ...

Dans ma trousse, il y a...

Lucas, Tristan, Guillaume, Shiloh s'organisent...

Parmi les thématiques abordées : 

  • La classe : connaître les outils de l'écolier, les nommer (le cartable (ce qu'il y a dans le cartable) , la trousse (ce qu'il y a dans la trousse) ; connaître le mobilier dans la classe (table,  casier, chaise, bureau, tableau, armoire, étagère), les consignes
  • L'école : la cour de récréation...

 

La maman de Lucas et Laureline, une ancienne élève, s'occupent d'un groupe chaque vendredi après-midi durant 45 minutes pour les aider à mener à bout leur scénario.

Cette aide est plus que précieuse.

Laureline a réalisé avec son frère Eloy une vidéo sur  les outils que l'on peut trouver dans la trousse qui va constituer un véritable support pour les autres vidéos.

 

Avant les vacances de Pâques, deux vidéos ont été réalisées qui "se poseront" bientôt sur cette page... 

 

Nous verrons jusqu'où nous irons.

En tous les cas, l'investissement est ENORME et les élèves ne pensent qu'à BDP ! Ce qui fait réfléchir évidemment, encore et encore.

Comment mieux intégrer cette démarche au quotidien... , c'est à dire en insérant encore plus, encore mieux, les différents domaines d'enseignement... C'est certainement jouable ! A voir...

Il reste peu de semaines pour rendre le projet.

Nous verrons bien. En tous les cas, nous irons au bout.

Nous avons déjà contacté une association d'aide aux migrants qui se montre intéressée par le projet des élèves... 

1- Foot ensemble ! - en route vers l'égalité -

Grâce à la démarche de Bâtisseurs de possibles, nous , les élèves de CE1 et CE2 de l'école élémentaire de Sébécourt (27-Eure), nous avons pu trouver des solutions au problème posé par Pauline :

"À la récréation, les garçons ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux."

Etape 2 - Choisir une solution...

Une autre phase qui enthousiasme les élèves : chercher des solutions et ENFIN OSER LES FAMEUSES IDEES FOLLES. Ce n'est que le début... 

Décembre 2019

Par groupe les élèves cherchent...des idées pour aider les enfants des migrants à apprendre la langue française.

Des idées ont émergé... ils faut les enrichir, voir après ce qui est faisable ou non... et comment... : téléphoner pour communiquer, fabriquer un dictionnaire, lire des histoires, montrer un film... 

La suite sera pour la rentrée...

 

 

 

Janvier 2019 - C'est reparti...

La problématique est vaste, complexe et elle vient des enfants ! Deux enseignantes pour faciliter l'émergence des idées, pour accompagner les élèves dans leur cheminement ne sont pas de trop. L'une modère l'autre dans la tentation de dire, de faire à la place des élèves pour les laisser VRAIMENT aller au bout de leurs idées.

Par groupe... avec les "fameux" post-it les élèves cherchent, écrivent leurs idées : toujours une idée, un post-it !

 

Lors des échanges, avec les élèves suite aux premières propositions d'aide, les difficultés apparaissent... Seuls cela semble difficile d'arriver à nos fins ! Un élève parle de sa mère qui est en lien avec une association d'aide aux réfugiés, elle pourrait nous aider... peut-être. 

Madame Jobic, enseignante partenaire de l'ULIS, s'est rendue à la bibliothèque municipale pour chercher des livres sur les migrants, les sans-papiers, ... Ces livres sont immédiatement proposés  à la lecture des élèves, engageant de nouveaux débats, de nouvelles quêtes, réflexions...

 

22 janvier 2019

Madame Jobic et moi-même invitons les parents pour leur présenter le projet des élèves .

Les parents écoutent leurs enfants présenter leur aventure, toute leur aventure et la problématique enfin trouver : "Comment aider les enfants des migrants à apprendre la langue française ?" 

Le sujet "impressionne" les parents... Comment des élèves peuvent-ils soulever un tel problème de fond ? (Moi-même, je reste étonnée... et aussi inquiète sur l'avancée de ce projet qui me semble vraiment difficile... mais le travail en équipe avec Madame Jobic est vraiment extraordinaire, il permet une rencontre de nos idées, une ouverture face à certaines idées arrêtées et un meilleur accompagnement des élèves).

 

 

 

 

Etape 1 : Naissance d'une problématique, un long ... très long cheminement.

Et nous voilà partis pour un grand projet... nous ne savons pas encore lequel... mais tout le monde a embarqué avec la joie d'avoir avec nous cette année des élèves de l'ULIS et leur maîtresse. 

Deux enseignantes et 29 élèves : une belle aventure s'annonce. 

Avant de lâcher les amarres, les élèves sont invités à noter sur les post-its les problèmes qui les touchent dans leur quotidien : en classe, dans l'école, dans leur environnement proche, dans la société, sur la planète !

A nouveau, comme dans tous les projets, problèmes et idées jonglent... alors les maîtresses accompagnent les élèves dans la recherche du problème qui se trouve à l'origine de l'idée émise.

Les problèmes à nouveau fusent... Ils sont rassemblés pour déjà se faire une première idée...

Une bataille de boules de neige attend les élèves : écrire son prénom sur deux thèmes qui les intéressent. Après ils se répartiront en fonction des problèmes qui les intéressent le plus...

 

 

Nous leur laisserons le temps qu'il faut, pour qu'ils trouvent le problème qu'ils voudront résoudre.

 

La séparation (divorce, décès)

La violence affecte de nombreux élèves : violence verbale, violence physique, la guerre, le terrorisme...

Après suit un travail de groupe pour affiner chaque problème, tenter de voir si on peut y trouver des solutions.

 

 

 

 

Nous faisons des synthèses régulières : la thématique de la violence domine. 

DEVOIRS DE VACANCES : FAIRE DES RECHERCHES DOCUMENTAIRES SUR UN THEME PARMI CEUX PROPOSES ?? : la violence verbale (les disputes, les insultes), la violence physique, la violence sur les animaux,  la violence faite à la planète (arbres coupés, la pollution), la guerre, le vol, la violence routière, la pauvreté...

De retour en classe, les élèves travailleront par groupe sur le thème choisi et seront chargés d'amorcer un long travail de recherche documentaire, lequel se conclura par un exposé présenté devant les camarades. 

Après seulement ils seront en capacité réelle de  choisir le problème à résoudre.

 

Les élèves sont revenus avec plein de documents... Et le jour même de la reprise... les voilà par groupe sur la thématique choisie : ce n'est pas facile. Les enfants traitant de la guerre ont apporté des documents sur la seconde guerre mondiale, sur la première guerre mondiale, sur la guerre aussi qui fait fuir des populations vers d'autres continents...

Ils rassemblent leurs documents, l'écrivain est chargé de noter les problèmes relatifs au thème traité.

Les enseignantes circulent dans la classe, s'offrant comme facilitatrices, accompagnatrices des idées des enfants, les questionnant sur le thème choisi, les poussant à aller plus loin dans la quête d'une problématique. On ne dit pas, on ne sait pas encore ce qui sera jouable ou non. Nous voulons LAISSER les enfants REFLECHIR, SE QUESTIONNER, ALLER AU BOUT de leur rêve de changer le monde

Eloy, David, Mila et Paul s'intéressent à la guerre, en cherche une définition précise.

 

 

De nombreux documents ont été apportés sur la pauvreté... des liens se tissent entre la guerre et la pauvreté... La pauvreté et la richesse... les inégalités... les injustices. Ils n'ont que 7 ans et déjà ils se trouvent au coeur des grands problèmes de notre époque.

Gabriel, Lucas, Madeleine, Angela, Rishon et Louan sont inquiets face à la violence faite aux animaux.

Après un temps de recherche sur la guerre, la pauvreté et la violence faite aux animaux, le porte-parole de chaque groupe présente au groupe classe les problèmes relevés.

Sera suivi un vote pour le choix du projet.

 

La guerre... l'emporte... pas loin de la pauvreté ... 

Un grand grand challenge nous attend...  

Que vont donc trouver les élèves comme problématique sur la guerre ? ... 

 

A raison de deux séances de 45 minutes par semaine depuis début octobre... les élèves sont parvenus à s'entendre avec l'accompagnement des deux enseignantes sur leur problématique. Ils ont fait des recherches avec leurs parents sur la guerre, sur ce qu'elle entraîne... Après un long gravail d'élagage en classe avec tous les documents apportés, lus, partagés, nous avons eu encore plus de sujets sensibles... 

 

La panique... alors... : trop... de problèmes...

Il faut canaliser, faire se questionner les élèves sur ce qu'ils aimeraient changer : faisable ou pas ? 

Bien sûr que nous aimerions arrêter la guerre... mais... 

Toujours difficile de ne pas intervenir, de laisser voguer les idées des uns, des autres, mais à deux l'aventure est GENIALE : des regards pour échanger, des mots pour rassurer et avancer.

Alors les documentaires partagés vont orienter les élèves sur les conséquences des guerres : destruction des habitats, des écoles, perte de son travail, pauvreté qui s'installe... et fuite de son pays pour se protéger, pour protéger les siens. 

Les élèves parlent alors des "migrants"... : qu'y a-t-il derrière ce mot ? 

Nous leur demandons de faire des recherches sur la vie des migrants en France ? Les parents se sont investis dans ce travail.

Les élèves apportent de nouveaux documents, certains ont écrit avec l'aide de leurs parents un texte : tous s'inquiètent du sort des enfants, tous s'inquiètent sur leur santé, leur alimentation, leur habitat, leur vie dans un pays dont ils ne connaissent pas la langue...

Lucas lit deux lettres d'enfants : la classe est bouleversée par les souffrances vécues par ces jeunes et par leur espoir d'une nouvelle vie.

Je me dis que ce sujet est difficile pour des enfants de 7 ans qui découvrent la vie... mais après tout notre société est ce qu'elle est... il faut vivre avec et essayer de l'améliorer en assemblant nos idées, nos forces, nos espoirs aussi.

 

Nous demandons aux élèves quels sont pour eux les besoins fondamentaux de l'humain... ils les connaissent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Jobic présente alors la pyramide  des besoins de Maslow qui rejoint les propos des enfants :

 

Dans la classe, un élève est arrivé en France, il y a cinq ans : il a dû apprendre la langue française... pas facile. Il se sent concerner. Et voilà que des doigts se lèvent : 

Moi, je viens de Pologne.

Maman vient d'Espagne.

Maman vient des Etats-Unis.

Ma grand-mère vient du Maroc, elle a fui la guerre...

... TOUS CONCERNES...

Partir du vécu des élèves, de leur famille, pour encore mieux comprendre les souffrances de ces enfants qui ont fui avec leur famille leur pays et donc mieux aider, probablement.

 

Les 17 objectifs de développement durable de l'ONU sont présentés aux élèves afin d'aider les élèves à cibler leur problématique.

L'objectif 4 est ciblé : la problématique des élèves se précise...

Chacun parle de ses expériences vécues ou de celles de leurs parents, grands-parents... et les priorités émergent quant aux besoins premiers quand "on" arrive dans un pays autre, avec une autre langue, une autre culture... Certes se nourrir, se soigner, et aussi, et surtout PARLER LA LANGUE DU PAYS POUR SE FAIRE COMPRENDRE.

Nous arrivons au terme de cette longue, longue, très longue étape.

Le choix de la problématique est trouvé : Comment aider les enfants des migrants à apprendre la langue française ?