2019 - étape 4 - partager notre expérience et nos solutions

L'opération "Foot à l'école" -Football: une activité pour l'égalité - proposée par la Fédération Française de Football nous a permis de prolonger et d'enrichir notre projet "Bâtisseurs de possibles"par la mise en place d'ateliers d'initiation et d'habileté durant les séances d'EPS, mais aussi gérés par les enfants au cours des récréations. Beaucoup d'entre nous y ont participé  et les élèves de l'autre classe nous ont suivis !

Enfin, nous avons produit deux documents :

Une vidéo que vous pourrez voir ici :

Foot ensemble ! - CE1-CE2 - 2018-2019 - Sébécourt

Un document proposant aux classes ou aux écoles intéressées l'exposé de notre expérience afin qu'elles puissent expérimenter nos solutions et améliorer l'égalité entre les filles et les garçons durant leurs propres récréations.

2018-2019 - étapes 2 et 3 - trouver des solutions et les tester

étape 2 - trouver des solutions

Le problème soulevé par Pauline a libéré la parole: beaucoup d'entre nous avaient des choses à exprimer sur le sujet (voir ci-dessous un compte rendu résumé des interventions).

 

étape 3 - réaliser et tester les solutions prévues

en 2018

Compte rendu du cercle de discussion:

 

Bâtisseurs de possibles 25-06-2018

Trois mois ont passé depuis notre discussion sur le problème posé par Pauline : Comment faire pour que les garçons acceptent que les filles jouent au foot avec eux pendant les récréations ?

Ce qui a changé :

Il y a plus de filles qui jouent au foot.

Elles apportent des ballons et organisent des parties.

Mais même si quelques filles jouent de temps en temps avec les garçons, elles jouent le plus souvent entre elles.

Comment faire pour que les filles et les garçons se mélangent plus pour jouer au foot :

Emy : Il faudrait prévoir qui va jouer au foot aux récréations, pour faire des équipes mixtes*.

Julia : On pourrait réserver des récréations pour jouer avec des équipes mixtes *.

Matthéo : Oui, mais c'est celui qui apporte un ballon qui décide qui joue avec lui.

Mathis : Il faudrait utiliser un ballon acheté pour l'école ou la classe.

Tess : On pourrait l'acheter avec l'argent qu'on a gagné avec notre spectacle d'ombres chinoises.

Le maître : Par exemple, mais nous avons dit aux parents que c'était pour les enfants de Madagascar.

Ils ne vont pas trouver ça normal de l'utiliser pour autre chose...

On pourrait l'acheter avec l'argent de la coopérative de l'école (la caisse de l'argent pour tous les élèves ).

et acheter le même ballon avec l'argent pour Madagascar et l'envoyer aux enfants de l'école.

Pauline : Oh oui, comme ça, quand on jouera au foot on pensera à eux !

Damien : Il faudrait aussi acheter 2 buts.

Emy : Oui, pour protéger la nouvelle classe des coups de ballon.

Pauline : C'est aussi le maître et la maîtresse qui peuvent décider qui va jouer avec qui.

Le maître : Oui, mais la récréation, c'est un moment pendant lequel les enfants choisissent ce qu'ils veulent faire. Il vaut mieux qu'ils s'organisent eux-mêmes.

Marie : Un jour sur deux, on pourrait faire un entraînement.

Le maître : Je veux bien organiser des ateliers de foot, en sport, pour permettre à tout le monde d'apprendre à jouer.

Pauline : Chaque garçon pourrait entraîner une fille ou une fille entraîner un garçon.

Le maître : Nous allons voter à main levée pour savoir si vous êtes pour une organisation avec un jour pour les garçons, un jour pour les filles et 2 jours avec des équipes mixtes*

Vote : 16 enfants sur 19 sont pour.

Shana : Je ne suis pas d'accord parce que si quand c'est le jour des filles, elles ne veulent pas jouer, ça ne sert à rien.

Anaelle : Ce n'est pas grave, parce que toutes les filles ne sont pas obligées de jouer.

Le maître : On peut ajouter une règle : si les filles ne sont pas assez nombreuses pour jouer, elles pourront inviter des garçons à leur partie (pareils pour les garçons), mais ce sera toujours elles, ou eux le jour des garçons, qui décideront.

Vote à main levée : 18 sur 19 sont pour.

Zoé : Comment on décide qui commence ?

Mathis : On pourrait commencer par tout le monde : c 'est à dire des équipes mixtes.

Pauline : On pourrait commencer par les garçons, parce qu'ils aiment mieux le foot que les filles.

Erynn : Je ne suis pas d'accord, il y a des filles comme Anaelle qui aiment aussi beaucoup le foot.

Le maître : Pourquoi pense-t-on que les garçons s'intéressent plus au foot que les filles ?

Louis : Ils commencent plus tôt à s'intéresser au foot.

Le maître : Et pourquoi à votre avis ?

Pas de réponses.

Le maître : Qui voit-on le plus jouer au foot à la télé ?

Timéo : On voit plus de garçons.

Mathis : Oui, on voit plus de matches avec des garçons à la télé.

Le maître : Je dirais même qu'il n'y a presque que des matches d'hommes à la télé.

Donc il est normal que les enfants prennent modèle sur ce qu'il voit à la télé et autour d'eux.

En ce moment c'est le mondial du foot, entendez-vous parler de matches avec des équipes de femmes ?

Louna : Non, il n'y a que des matches avec des garçons.

Enora : Il y en a un peu avec des filles, mais pas beaucoup.

Le maître : Bon maintenant, il va falloir parler de nos propositions aux élèves de l'autre classe, car nous ne sommes pas seuls pendant les récréations ; nous partageons la même cour de récréation.

Louna : On pourrait faire un cercle de discussion avec eux.

* équipe mixte : équipe composée de filles et de garçons

                                                       --------------------------------

 

en 2019

 

 

 

2018 - étapes 0 et 1 - découvrir la démarche et s'y engager

Après avoir découvert que nous les enfants, nous pouvions aussi imaginer et décider de changer des choses dans notre vie en classe, dans l'école ou dans notre village, nous avons parlé de tous les problèmes rencontrés qui nous préoccupaient, lors d'un cercle de discussion. De nombreuses propositions ont été faites:

  • La guerre

  • Les garçons qui ne veulent pas que les filles jouent au foot avec eux à la récréation

  • La pauvreté à Madagascar

  • Le manque de place pour se déplacer en classe

  • Les gens qui n'ont pas de travail

  • La bibliothèque de la classe qui est trop petite

  • On ne fait pas assez de sport

  • ...

 

D'abord nous avons choisi de trouver un moyen d'aider les enfants d'une école de Madagascar pour laquelle nous avions déjà récolté des affaires à leur envoyer par l'intermédiaire d'une association créée par le grand-père d'une des élèves de notre classe.

Mais puisque la solution ne venait pas vraiment de nous, nous avons préféré choisir un problème directement dans notre vie à l'école et sur lequel personne n'avait vraiment réfléchi.